Le Taï chi concept issu de la philosophie chinoise antique est la représentation de deux principes : yin et yang, qui symbolisent la nature elle-même et ses cycles. L’un, le « Yin » figure le féminin, la nuit, la souplesse, l'immobilité….L’autre le « Yang » est une métaphore du masculin, le jour, la force, le mouvement.
En Taï chi, le corps exprime l'équilibre entre ces deux pôles contraires (yin et yang). La compréhension de ces principes qui régissent à la fois le corps humain et la nature nous mène à une vision plus vaste de l'univers. La philosophie du Taï chi permet de retrouver nos racines, notre essence individuelle, ce qui nous rend uniques, à travers une pratique dont la progression n'a pas de limites. L'esthétisme des techniques, ses latitudes méditatives ainsi qu'un travail corporel doux mais profond convertissent cet Art en une discipline.
Victoria Windholtz a une façon bien à elle d’aborder son art, mélange de cultures, performance et style.
Cette ex-athlète de l’Equipe de France de Wuschu, dirige sa propre école à Paris et est reconnue en tant qu'experte de par le monde. Elle souhaite aller plus loin encore, en le plaçant au cœur d’un projet artistique prenant place dans les musées parisiens ou autres hauts-lieux insolites de la capitale. Accompagnée d’une artiste photographe, Karine Pigeon, elle forme un duo, alliance d’une experte en taï-chi et d’une artiste photographe.
Affiner sans cesse son art, le transmettre, le partager, mais aussi le mettre à jour, le dépoussiérer pour que le taï-chi retrouve enfin sa véritable place, symbole intemporel de paix et de sérénité, un trésor de l'humanité.
IAH est allé à la rencontre de ces deux femmes, pour essayer de rechercher et développer le « Qi » (l’énergie vitale) un sujet crucial avant d’aborder le printemps, pour être belle et zen…
Quel métier rêviez-vous de faire enfant ?
Victoria : Vétérinaire
Quelles études avez-vous faîtes ?
Victoria : Un DESS de relations internationales à la Sorbonne
Quel fut votre premier job ?
Victoria : Professeur de Taekwondo.
Votre parcours ensuite ?
Victoria : J'ai été athlète en équipe de France de Wushu (arts martiaux chinois) avant d'enseigner le Taï Chi à plein temps. J'ai mené pendant très longtemps une vie de nomade et parcouru le monde entier afin de pouvoir me perfectionner dans mon art, de faire aboutir mes recherches. Aujourd'hui, je me dédie pleinement à la diffusion du Taï Chi, en France et à l'international, par le biais de mes cours, stages et démonstration.
je fais également découvrir le Taï Chi en entreprise, notamment à travers des démonstrations et des prestations spécifiques pour les professionnels (team building).Puis je développe également un axe purement artistique, en intervenant dans le cadre de spectacles. Cela me permet de m'exprimer pleinement.
L'idée du projet avec Karine Pigeon vous est venue quand ?
Victoria : J'ai rencontré Karine en juin 2007. Elle a conçu mon nouveau site internet. Depuis, on fait beaucoup de photos ensemble, d'abord pour le site, puis pour le projet.
Karine : avec le nouveau site internet de Victoria, nous avions déja fait plusieurs scéances photos, nous avions travaillé sur une nouvelle image plus contemporaine et très vite l'idée nous est venue d'avoir envie d'aller plus loin dans cette démarche, et d'en faire un projet purement artistique.afin de partager cette vision au plus grand nombre.
Pourquoi vous êtes vous lancée dans cette aventure ?
Victoria : Le projet a germé naturellement suite à nos échanges suite à nos échanges sur le Taï Chi. C'est un art que Karine voulait pratiquer depuis longtemps. Karine est une artiste photographe, et a sa façon à elle d'explorer l'espace, les couleurs, le mouvement, ...Le projet est une combinaison alliant la richesse de deux disciplines, le Taï Chi et la photographie, et mettant en avant ses points communs.
A travers cet échange, on progresse, on s'enrichit mutuellement, on se renouvelle. Le plus beau challenge est sans doute celui d'apprendre.
Karine : oui, comme le dit Victoria, c'est une discipline qui m'attirait déjà depuis quelques temps , et ma rencontre avec elle m'a permis de découvrir pleinement ce qu'était le Taï Chi, d'en voir toutes les facettes, et de comprendre une chose, c'est que cette discipline est souvent perçue de manière réductrice, les non initiés n'imaginent pas toute sa richesse. Et c'est cette optique qui m'a intéressée. Victoria avait cette même vision, et cela a été le point déclencheur, parceque nous avions envie de transmettre une même idée et de la même façon.
Il s'est imposé à nous tout naturellement, et nous avions tout pour mener ce projet à bien.
Quels sont les obstacles que vous avez eu à franchir avant de lancer ce projet ?
Victoria : Les principaux obstacles sont d'ordre financier. Le projet n'est aujourd'hui qu'à ses débuts. Nous cherchons aujourd'hui des partenaires afin de pouvoir le voir grandir.
Karine : Il reste beaucoup à faire, et à ce stade, nous ne pouvons pas vraiment parler d'obstacles, si ce n'est le temps. En effet, le temps de pouvoir tout faire, et tout gérer en même temps que nos activités respectives. Ce qui a pu poser problèmes avant et encore aujourd'hui.
Mais encore une fois, nous sommes pleinement investies, et nous y consacrons le temps qu'il faut, pour le mener à bien et le présenter.
Aujourd'hui, les obstacles sont plus d'ordre logistique, mais nous nous investissons entièrement et suffisamment pour convaincre et donner envie de nous suivre.
De quelles aides avez vous bénéficé ?
Victoria : Nous avons été très bien accueillies dans tous les lieux où on a déja fait des shooting, comme le musée Guimet, le restaurant Asian, le musée Albert Kahn, ...
Le Tai Chï, de part ses valeurs universelles de sérénité et de paix qu'il transmet, est dans l'air du temps. Nous avons tous besoin d'un brin de douceur dans nos vie.
Karine : l'accessibilité des lieux pour les scéances photos, comme l'a cité Victoria, les services d'une maquilleuse professionnelle, qui nous a rejoint pour notre dernière scéance, et des invitations à exposer, qui restent encore à organiser. D'autres aides sont encore à venir. Nous y travaillons.
Retrouvez les sur le site du projet.