Hélène Darroze, chef d'entreprise chef de cuisine et… chef de l’année !
Voilà qui fait beaucoup de «chef» pour un bout de femme de 36 ans qui déteste ce mot. Trop «garde-à-vous» à son goût. En salle comme en cuisine, Hélène Darroze se fait appeler «Hélène», tout simplement. De quoi la faire redescendre sur terre quand elle grimpe vers les étoiles….
Jugez un peu du parcours :
- Premier macaron en 2000, tout juste un an après avoir quitté l'auberge familiale des Landes, pour son restaurant dans la capitale.
- Deuxième macaron en 2003, qui la propulse au niveau d'Anne-Sophie Pic, à Valence, seule autre femme «deux étoiles» de France.
Complices à la ville comme en cuisine Hélène et Anne-Sophie « réseautent» et lancent en février 2002, les « Nouvelles Mères cuisinières », un club informel regroupant une brochette de toquées en batteries et en piano de cuisine, autour de l'idée que succédant aux mères Brazier, Blanc ou Poulard, se profilerait une nouvelle génération de talents au féminin !
Car Hélène reste convaincue que la cuisine vient de Vénus: «Il y a d'abord la popote du quotidien des mères et des grand-mères. Les hommes y ajoutent de la technique; moi, j'essaie avant tout de retrouver l'instinct et l'émotion. Ce n'est pas pour rien si les plats ménagers de mes deux grand-mères m'ont beaucoup plus influencée que les créations étoilées de mon père.» Hélène Darroze a toujours revendiqué que son atout de femme dans ce milieu d'hommes est aussi de savoir faire passer ses émotions avant la technique. Malgré tout, elle finira par concéder que «la cuisine du cœur et des tripes n'a pas de sexe
Sa cuisine est vivante et liée aux sentiments. Comme elle aime à le dire "cuisiner c'est vivre et vivre c'est cuisiner".
Le guide gastronomique Pudlo France 2007, paru le 3 mai 2007, ne s’y est pas trompé. Il a décerné le titre de « chef de l’année » à Hélène Darroze…quelques semaines après les deux macarons d’Anne-Sophie Pic.